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Dernier ajout : 17/09

Vin et santé : des vérités oubliées…

Depuis la multiplication des campagnes contre l’alcool, le vin a subi une chute de consommation spectaculaire. Pourtant, il est aujourd’hui établi qu’une consommation modérée diminue les risques de maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et de certains cancers.


Depuis plus de vingt-cinq ans, la France assiste à une baisse structurelle de sa consommation de vin. Alors que 54 millions d’hectolitres avaient été consommés en 1975, moins de 35 millions l’ont été en 2005. Et la consommation annuelle moyenne par individu a été pratiquement divisée par deux durant cette période. Depuis quatre ans, on observe même une accélération marquée de cette baisse (22 %). Cette chute devrait toutefois se réduire à « seulement  » 2,9 % entre 2008 et 2012, selon une étude du cabinet britannique International Wine and Spirit Record (IWSR), rendue publique le 13 janvier 2009. La croissance en volume des vins rosés atténuerait la poursuite de la chute des vins rouges (moins 7 %), note pour sa part l’agence de presse ActuAgri.


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extraits :

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Depuis, les pouvoirs publics diffusent des batteries de chiffres – reprises par les médias – afin de démontrer que les Français sont un peuple d’alcooliques. « Que nous expliquent ces organismes aux noms ronflants ? Que l’alcool tue environ 50 000 personnes par an ; que 5 millions de Français sont alcooliques ; que le vin est le principal responsable de cette débauche puisque les Français en boivent 54,4 litres par an et par habitant », écrivent Denis Saverot et Benoist Simmat. Or, pour les auteurs, ces chiffres sont « contestables, parfois erronés ». En effet, « pour obtenir [50 000 décès], les autorités sanitaires additionnent sans discernement les victimes actives ou passives d’accidents dans leurs calculs », expliquent-ils. Ainsi, un passager qui a consommé de l’alcool et subi un accident de voiture rentre dans les statistiques, même si le conducteur n’a rien consommé !"


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Il y a effectivement deux poids, deux mesures. Pour le grand public, le message est clair : le vin corrompt le peuple, il favorise les accidents de la route, la violence conjugale, les cancers. En revanche, pour le gratin de la société, le même produit est synonyme de culture et de civilisation. « Pour certaines classes, le vin devient pratiquement un objet culturel, voire une oeuvre », note Claude Fischler, directeur de recherches au CNRS et professeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS)"



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http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article573