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Dernier ajout : 20/11

Le miracle des vins rosés de Provence

Alors que la consommation nationale d'alcool - et notamment de vin - est en chute libre depuis une quarantaine d'années (1), celle de rosé, au contraire, progresse. Selon une étude réalisée par le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP), « en dix ans, la consommation de vins rosés est passée en France de 8 % à 21 % du total des trois couleurs (rouge, rosé et blanc, ndlr) ».

 

Leader français, avec quelque 145 millions de bouteilles de rosé d'appellation d'origine contrôlée (AOC) produites annuellement, soit 42 % de la production nationale, la Provence (2) profite bien évidemment de ce « phénomène », pour reprendre l'expression de Jean-Jacques Breban, le président du CIVP.

 

 

Pour faire face à la demande croissante de rosé, les viticulteurs provençaux, dont les terres ne sont pas extensibles, ont dû réduire sensiblement leur production de rouge et de blanc. « Ça fait un moment qu'on s'est spécialisé, que le rosé représente plus de 50 % de la production de vin. Mais le phénomène s'est encore accentué ces dernières années », explique-t-on au CIVP. Aujourd'hui, le rosé représente ainsi 87 % des AOC côtes-de-provence et coteaux-varois. A peine moins (73 %) des AOC coteaux-d'aix. « Des proportions proches de leur maximum, assure-t-on au CIVP, car il existe encore des marchés rentables sur les vins rouges et blancs. »

 

 

Si la Provence est le leader national incontesté sur le marché des vins AOC rosés, loin devant le Val de Loire (20 % de la production nationale), elle le doit d'abord à son climat. « On ne peut pas faire un bon vin avec de mauvaises vendanges. L'ensoleillement - exceptionnel - et le mistral sont les alliés incontestables du vigneron », affirme Jean-Jacques Breban.

 

 

La filière locale doit aussi son succès aux efforts consentis depuis plus de dix ans. « Grâce aux recherches effectuées au Centre mondial du rosé, on a pu améliorer la qualité, en optimisant par exemple les techniques de vinification, ou encore obtenir cette couleur rose pâle qui est notre marque de fabrique », précise le président du CIVP.

Mais qu'on ne lui fasse pas dire ce qu'il n'a pas dit : « Le vin rosé n'est pas qu'une technique, c'est un terroir ! » Et d'insister : « Il n'y a pas un rosé de Provence, mais des rosés de Provence. »

 

 Source : var Matin / P.-L.P.

ROSE SUR COVINUM : http://www.covinum.com/vins/provence/bandol/bandol_rose_chateau_vannieres.html?0000010D